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Avant mes dix jours de méditation

Mon voyage, au delà d’être géographique était également un voyage spirituel, un voyage en moi même.

C’est bien connu, quand on voyage on rencontre, et crée des affinités avec des personnes que l’on aurait peut-être ignoré jadis.
Me concernant, je suis parti en voyage avec une telle envie d’apprendre sans juger, sur le monde et surtout sur moi même.

Puis vient le moment où on partage nos anecdotes ou bon plans.
J’étais au Vietnam quand Nicolas et sa copine m’ont parlé de la fois où ils ont médité pendant 10 jours, environ 10 heures par jour. Une méthode nommé Vipassana.

J’ai trouvé ca dingue, c’était de la folie. C’est vrai que j’étais déjà intéressé par la méditation, car cela me détendais, relaxais et me permettait de me connecter à moi même. Mais j’étais rarement capable d’y rester plus de 10 minutes lorsque j’essayais (quelque fois par semaine grand maximum)… Et puis j’avais pour objectif d’en savoir un peu plus en arrivant en Asie. Mais la…une telle info, je suis boulversé. 10 jours de cours quoi !

Alors mes premières question furent « j’ai déjà ma religion et je veux pas la changer, est-ce possible de pratiquer cette méthode? »
Et Nicolas m’assura « ce n’est pas religieux du tout, juste l’enseignement d’une technique… ».
Mais je reste sceptique car il ne sait guère ce qui est permis ou pas dans la mienne.

Alors la conversation fut close mais l’idée ancré en moi, sans même que je m’en rende compte. J’étais trop curieux.

Quelque semaines plus tard me voilà en Malaisie un soir où je n’arrive pas à dormir. Afin d’en savoir un peu plus j’allume mon smartphone pour feuilleter quelque pages sur Google à ce sujet.
Je tombe sur le site, et dans la parti inscription je remarque qu’il y a de place disponible pour demain, à 14h, à plus de 200km d’ici…pour un stage de 10 jours.
Je m’inscris un peu à l’arrache sans trop savoir ce que je fais, dans un état de somnolence. Mon amis du Vietnam avait du s’inscrire 3 mois avant pour avoir de place. Pourquoi laisserai-je passer l’opportunité?
Trop fatigué pour en savoir plus une fois inscrit, mais yeux se ferment, et je m’endors.

Le matin de bonheur, je me lève, prend une douche et boucle mon sac…direction la gare de bus de Malacca ou j’espère trouver un bus en direction de Johor Bahru.

Quelque heures plus tard, me voilà à bon port. Ou j’ai rendez-vous devant un fast-food.
Une mosquée à proximité et c’est l’heure de prier. Un fidèle m’arrête à la fin de la prière et me dit « Mon fils, tu es voyageur, et mon fils voyage aussi comme toi en Inde. Comme j’aimerai qu’on prenne soin de lui, et j’espère qu’il va bien…vient te reposer et manger chez moi… »
désolé papi, ca me touche mais j’ai rendez-vous, lui dis-je en regardant l’inquiétude et l’attachement dans ses yeux. Puis je pense à mes parents, sans doute doivent ils s’inquiéter de la même façon à mon sujet.

Je passe au KFC en me disant « c’est mon dernier repas de merde…je vais avoir le droit que à de la bouffe végétarienne dans quelque temps »

Une navette doit venir me chercher. C’est un endroit très loin d’être touristique, et quand je vois quelque têtes d’occidentaux je comprends instantanément qu’ils sont la dans le même but que moi.

C’est un mercredi d’avril 2016.. me voilà arrivé dans un espace naturel à proximité de la jungle. Paisible et calme. Je fais connaissance avec les gens. Certain voyageur à la découverte d’eux même. D’autre venu juste pour méditer. Et quelque locaux de tous le pays.

Tout le monde semble motivé et savoir où il met les pieds. Moi je me suis tellement inscrit à la dernière minute que mon nom est même pas sur la liste. Je préviens vaguement ma maman qui risque de s’inquiéter. J’entre pas trop dans les détails car c’est pas évident à expliquer ce que j’ignore.

On me rappel que (parmi ce qui m’a marqué) ces chose sont interdite pour une bonne pratique.
– Il va être interdit de se parler ou communiquer pendant 10 jours
– Interdit d’avoir un téléphone
– Interdit de se regarder dans les yeux
– Interdit de lire et d’écrire
– S’engager à rester toute la durée du cour
– Réveil à 4h du matin.
– Pas de viande
– Deux repas par jour
– Interdiction d’y ajouter une autre forme de méditation ou prière.

De plus les cours vont être en anglais et à ce moment là, je suis vraiment pas terrible.

Je découvre le dortoir. Mes camarades de chambre avec qui on va être dans un silence complet.

Que devrai-je apprendre en ces 10 jours ?
Apprendre à voir la réalité telle qu’elle est, et non tel que je voudrais qu’elle soit…
« Ok, je suis chaud » me dis-je hésitant.

C’est parti pour 10 jours de méditation

Voila l’emploi du temps pour vous donner une idée

Pour que vous compreniez ce qui suit, voici l’emploi du temps qui a strictement été suivi pendant les dix jours :

4h00 — Réveil
4h30 — 6h30 Méditation dans la salle de méditation ou dans votre chambre
6h30 — 8h00 Petit déjeuner
8h00 — 9h00 Méditation de groupe dans la salle de méditation
9h00 — 11h00 Méditation dans la salle ou dans votre chambre, selon les instructions de l’enseignant
11h00—12h00 Déjeuner
12h00—13h00 Repos. Entrevues avec l’enseignant
13h00 — 14h30 Méditation dans la salle de méditation ou dans votre chambre
14h30 — 15h30 Méditation de groupe dans la salle de méditation
15h30 — 17h00 Méditation dans la salle ou dans votre chambre, selon les instructions de l’enseignant
17h00 — 18h00 Thé et repos
18h00 — 19h00 Méditation de groupe dans la salle de méditation
19h00 — 20h15 Discours de l’enseignant sur support vidéo en anglais, et support audio pour les différentes traductions
20h15 — 21h00 Méditation de groupe dans la salle de méditation
21h00 — 21h30 Questions/réponses dans la salle de méditation
21h30 — Repos dans la chambre – Extinction des lumières

Jour 1. Je sais pas si je vais tenir.
Je dois me concentrer sur une toute petite zone (le nez) afin de rendre mon esprit plus sensible.
Je n’arrive pas à m’assoir sur un coussin sans bouger pendant plus de 2 minutes.
Mon dos me fait mal.
Beaucoup de musique viennent me perturber.

Jour 2: Bon je commence à méditer enfin je crois
Je loupe le premier cour de 4h à 6h du matin. Le professeur me convoque et me rappel avec beaucoup de bienveillance qu’il est dans mon intérêt de donner mon maximum. C’est pas tous les jours qu’on a la chance d’entrer en introspection avec de telles moyens mis à disposition pour que tu médites.
Je tiens dans une position beaucoup plus longtemps.
Je mange moins au repas pour mieux me concentrer.
Et j’ai moins de musique qui me trottent dans la tête.

Jour 3. Bon je suis au max, je devrai peut être rentrer chez moi.
La consigne est toujours de rester concentrer sur son nez…A certain moment ça devient insupportable.

Jour 4: ah ben…j’étais pas du tout au max hier.
On commence enfin la technique Vipassana. Ce jour, ma concentration à étonnamment augmenté, ma motivation au Max.

Jour 5. Pourquoi on est la. Ai-je raté ma vie ?
« Mais qu’est-ce que je fou la. Si il y en a un qui se casse, je pars avec, j’en peux plus, je me fais chier ».

Jour 6. Le changement
J’ai réussi à rester 1 heure sans bouger une oreille. Je suis entrer dans un état de paix et de calme comme je l’ai jamais fait. »

Jour 7. On lache pas
RAS, on s’habitue au tofou.

Jour 8: Je souffre d’ennui …puis fais ma meilleure session
Je n’arrive plus à me concentrer. A tel point que je multiplie les pauses toilettes pour perdre du temps.
Je demande un entretien avec le prof. Il me fait comprendre que c’est normal, tout change autour de nous. Quand à la douleur, il me dit de pas la repousser et l’ignorer au risque d’entrer en conflit avec son corps. « Juste observer, ton rôle est juste d’observer. Pas d’aversion, pas de jugement ».

Juste après les conseils et la bienveillance du prof je réussirai à trouver la motivation et à faire une session parfaite de 3h30. Avec tout de même de courte pause.

Jour 9: Rien est acquis
J’ai l’impression que c’est un jour inutile. J’ai reperdu toute concentration.

Jour 10: retour à la vie
On peut enfin reparler. Comme c’est bon de communiquer et échanger. On relâche un peu la pression.

Jour 11: jour du départ
Je me suis fait des potes avec qui je correspond encore aujourdhui sur Facebook. Des gens que j’ai appris à observer en 10 jours sans jamais leur parler.

Parmi une des meilleures leçons que j’ai eu dans ma vie. il y a avait celle d’un type dans ma chambre. Je ne l’aimais. Sa tête, son attitude, son hygiène…je n’avais même pas entendu le son de sa voix. Puis le jour où le « noble silence » fut brisé je parlais à tout le monde, sauf à lui. J’en ressentais pas le besoin.
Et par inadvertance on s’est retrouvé dans la même voiture pour aller à Singapour. Et avec beaucoup de recul, j’ai vu que ce type était génial. Il y a certain chose qui s’explique pas, mais c’est comme ça.
Je m’en suis toujours voulu d’avoir eu une telle erreur de jugement malgré moi, alors que sais que je ne dois pas le faire. Et ce malgré 10 jours à m’observer, je suis loin, mais très loin de la libération. Mais au moins, je suis sur la voie.

Les choses qui m’ont pas manqué :

  • Le téléphone (soit Facebook, perdre mon temps la dessus au réveil et dans mon lit avant de dormir), d’ailleurs je me suis dit que je ne serai plus jamais addict (aujourd’hui je le suis redevenu)
  • La junk-food (mon alimentation ses amélioré à la suite de ses 10 jours, et encore aujourd’hui)
  • Le coca-cola (j’étais addict et j’ai définitivement arrêté, et ça j’en suis fière)

Les choses qui m’ont manqué :

  • Ma maman (en même temps ca fait 3 mois que je suis en voyage)
  • Les fous rires
  • La lecture dans mon lit

Les prises de conscience

  • On mange beaucoup trop
  • On mange mal
  • On consacre très peu au développement de la sagesse
  • On parle beaucoup trop et écoute peu.
  • On ne s’écoute pas

Aujourd’hui, je pense que l’apprentissage cette technique a eu un impact sur moi. J’ai appris à me connaitre, à m’observer sous un autre oeil. Je pense que cette méthode à eu des bienfaits sur moi, d’ailleurs je continue régulièrement de méditer.

Le camping sauvage…alala

Parmi les meilleurs souvenir qu’il me reste quand je suis dans ma petite chambre de quelque mètres carrés à Lille. à regarder le plafond, il y a mes nuits dans la nature.

Ces nuits ou, avant d’aller fermer les yeux dans ma tente, je restais dehors le nez dans les étoiles à contempler la voie lactée, et à m’émerveiller devant les étoiles filantes.

A chacune de mes nuits à la belle étoile ma réaction fut la même « mais pourquoi je n’ai jamais profité de ce plaisir avant. ». En effet, quand on est dans notre petite routine de la société de consommation, ces choses la nous traverse rarement l’esprit.

Au départ j’ai essayé cela avec un ami. Je comprenais pas trop le délire en lui disant « mec, ca coute 5€ de dormir dans une guesthouse, pourquoi tu veux prendre ce risque. ».

Puis j’avoue que j’étais pas complètement rassuré, des que j’entendais un bruit, j’avais l’impression que quelqu’un voulait m’attaqué ou me voler.

Camping sauvage à la belle étoile

Sur la photo du haut vous pouvez voir ma tente posée. Imaginez vous bercé par le doux bruit d’une rivière et le son agréable de la jungle. Un ciel magnifique en guise de toit…un température idéale pour avoir ni froid, ni chaud. Et au réveil voir des singes curieux de découvrir qui est sur leur terrain. Un bonheur. Evidemment, on prend toujours soin de laisser l’endroit aussi propre qu’à l’arrivé si ce n’est plus (en ramassant quelque déchets…C’est aussi ça voyager responsable).

Puis j’ai compris (avec le temps) qu’il y a plus de chance que je me fasse attaqué ou renversé par une voiture, que attaqué par un animal ou un monstre en pleine nuit. Oui oui..j’étais un peu parano.

Puis j’ai compris…

Puis j’ai essayé et j’ai compris que parmi les choses étaient un obstacle à mon épanouissement. il y avait le manque de nature dans ma vie.

Par la suite, il m’est arrivé un paquet de fois de planter ma tente pour camper, même seul, au beau milieu de la nature afin de méditer sur moi même et le monde qui m’entoure. Ce fut inoubliable. De plus, entre nous, ca m’a permi d’économiser un maximum d’argent.

Quand tu n’as pas peur de dormir dehors dans une tente alors le monde t’appartient.

J’ai pas mal vagabondé en Thailand. Et durant mon trip, je suis passé 3 fois par Phuket. Et franchement même si c’est pas mal en soit, je ne te recommande pas d’y aller.

Soyons clair, quand je parle de Phuket, je suis resté autour de Patong Beach et ses environs.

Arrivé à Patong Beach

Il y a un argument contre lequel je ne peux pas luter si tu me dis que tu veux aller à Phuket, et cet argument c’est « J’ai envie de me souler et aller en boite en short de bain » ou alors, « je veux voir Seth Gueko ». La franchement, de moi même je te montre la direction de Phuket.

Tu as le sentiment d’être un porte feuille ambulant

En effet, si tu veux connaitre la culture locale et avoir des potes Thai, à Phuket, toute les relations sont commercial. Au départ, quand tu marches dans la rues, tu trouves ça « drôle » que les femmes t’appellent pour te dire « massaaaaaaage ». Mais sérieux au bout de quelque jours ça te gonfle.

2. Trop de touriste

Tu te sens plus trop comme un backpacker. D’ailleurs c’est pas trop dans l’esprit sac à dos selon moi. La plupart du temps je voyais des gens venu en vacance pour deux ou trois semaine. Alors que moi j’arrivais avec ma tente et j’avais pas de billet retour.

3. La Thailand c’est tellement plus charmant ailleurs

Franchement les Thais sont plus cool et sont moins « business » ailleurs. Je pense à des îles comme Koh Lanta ou Ko Pha Gnan ou en plus les plages sont plus clean (comprenait eau plus turquoise, sable plus fin).

4. Tout est moins chère en dehors de Phuket

Alors c’est vrai de façon général la Thailand c’est bon marché pour un occidental. Mais en dehors de Phuket la nourriture et le logement sont moins cher encore. D’ailleurs une certaine selection naturelle se fait, étant donné que Phuket est beaucoup plus chère pour les locaux, soit ils quittent la ville soit ils y sont mais à condition de vivre du tourisme.

5. Phuket ne représente pas la Thailand

Etre allé que à Phuket pour ses vacances c’est comme être allé à Disney Land et dire « j’ai fait France ». Phuket n’est pas aussi authentique de part la culture ou les gens.
Franchement je ne regrette pas d’être allé pour ma culture générale. Puis mes vacances étaient tellement longue que je pouvais me le permettre. Et puis on va pas se mentir, je me suis aussi amusé.

couché du soleil Phuket

Après une après-midi d’autostop, le soleil se couche alors qu’on est un pote et moi à l’arrière d’un pick-up à 90km/h.
Une fois la nuit tombé, le chauffeur s’arrête « désolé les gars, je vais pas plus loin ». En gros ca voulait dire « terminus, tous le monde descend ».
En pleine nuit, dans la campagne, ce n’est même plus la peine d’essayer de faire du stop. On doit passer la nuit ici et on trouve ça plutôt amusant.
Histoire de tester, je me dirige vers l’unique maison ou il y a une terrasse. Au pied de la porte, un homme, sa femme et quelque membres de sa famille…

Et si j’allais essayer de dormir chez un habitant ?

Dans la série d’Antoine de Maximy. il passe tout de même un peu de temps avec les gens avant de leur faire une telle proposition. Et ben qu’il a qu’à bien se tenir 🙂

Moins d’une minute de conversation, avec un thaïlandais qui parle que quelque mots d’anglais (en tant que turc, j’ai le langage des signes incorporé…c’est plutôt utile).

J’irai dormir chez vous

Moi. Bonjour je suis un voyageur, je viens de France et mon ami de Russie, on aimerait dormir chez vous ce soir si possible.
Lui. ok pas de problème
Moi (trouvant ca trop facile). Par contre on a pas d’argent.
Lui. ok pas de problème

Il me tend les clefs d’une pièces pour invité, ainsi qu’une lampe torche au cas ou je voudrais bouger la nuit. Une grande bouteille d’eau fraîche et me demande si j’ai faim.
Ne voulant pas abuser de la bonté (et n’ayant pas très faim) je réponds que non.

Une expérience touchante

C’est un endroit très modeste, voir insalubre. Mais je vous jure qu’aucun Hilton ne saurait m’apporter la chaleur humaine et la sympathie que j’ai trouvé ici. Éteignez vos télés à tout jamais et cessez d’avoir peur. La terre est belle, sortez de votre de zone de confort

Aujourd’hui encore quand j’y repense je suis surpris par la bonté de cet homme que vous voyez en photo.

Au petit matin, il nous montrera son atelier ou il fabrique des machette artisanale.

Merci beaucoup, je te souhaite beaucoup de bonheur.

J’étais avec mon ami tour du mondiste russe Ivan. On a décidé d’aller poser notre tente entre deux petites montagnes pour dormir à la belle étoile. C’était tellement haut qu’on a du faire du stop. Après plus de 20 minutes à monter en voiture. On continu un peu à pied.

Et la, on tombe sur un magnifique terrain plat et propre, entre plusieurs arbres tropicaux. Juste en face, une magnifique rivière nous berce par son bruit apaisant. L’eau est tellement clair qu’on a l’impression qu’on pourrait la boire. Le terrain est parfait. Je jette mon sac et Ivan le sien. On est sale et en sueur, c’est le moment de se baigner avant qu’il fasse nuit. On monte la tente et puis…

Deux heures plus tard, un moine bouddhiste apparait avec un visage qui donne l’impression qu’il n’a jamais connu le stress. Il n’a pas l’air surpris de nous voir pourtant le lieu est pas spécialement peuplé. Il a un balai fait de branche dans les mains, avec lequel il rassemble lentement et parfaitement concentré les feuilles morte pour nettoyer la vallée. Il agit comme si il n’y avait personne et pourtant on a bien l’air d’être dans son environnement.

Rencontre avec un moine

Moi (pour briser la glace). « Bonsoir, ça vous dérange pas qu’on reste dans cette vallée cette nuit. »

Lui (avec un anglais plus approximatif que le mien). Non vous êtes les bienvenus.

Alors il nous invite à monter dans la cuisine proche de son temple afin de nous servir du café et de l’eau chaude pour nos nouilles. Je lui demande son âge, et il me répond 47 ans. Je lui en aurait donnée 10 de moins tant il a l’air en bonne santé.

Alors je lui demande un conseil afin d’avoir sa forme physique lorsque j’aurai son âge. Puis, après un court instant réflexion, il me dit « Ne mange pas plus de deux fois par jour. Une fois c’est ok. Plus de deux, c’est trop ». Comme si il connaissait les excès des occidentaux.

Puis je lui pose des question sur son quotidien. Il se lève de bonheur (6h30) pour faire une chose en rapport avec ses croyances dont j’ai pas encore compris. Ensuite il travail et fait une sieste. L’après midi il étudie des livres.

Ca fait quand même…18 ans, oui j’ai bien 18 ans qu’il vit dans cette vallée loin de la ville et de la pollution.

Il nous invite le lendemain à 8h du matin pour le petit déjeuner (je vous cache pas qu’on a du mettre les réveils). Au menu, riz, ananas et au moins 20 sortes de légumes et sauces.

Merci Outisse (son nom en phonétique)

Alors je sais pas par ou je vais commencer, mais je vais te lancer une phrase d’introduction que j’avais lu et qui m’a suivi par la suite durant la suite de tout mon voyage. Et cette phrase disais quelque chose comme ça. Dans la vie, il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose mais que cette chose soit un bien, comme il se peut que vous aimiez une chose mais que cette chose vous soit néfaste.
Pour l’avoir vécu, je peux vous dire que cette magnifique phrase ma réconforté dans bien des situation.

Ce qui été prévu

Bref, revenons à nos moutons. En fait, après être arrivé à Bangkok, je devais retrouver des amis de France à l’aéroport. Puis on devait voler ensemble dans le sud de Bangkok pour ensuite rejoindre l’île de Koh Pha Ngan. Personnellement j’étais pas trop chaud car mes amis avaient une approche du voyage un peu plus festive et moins routarde que moi. Mais bon, j’avais acheté mon billet avant d’arriver ici. Donc je décide de tenir parole et me lève le jour J à 4h du matin pour prendre la route en direction de l’aéroport. Arrivé à ma porte d’embarquement, je ne vois personne.
J’appel mes amis de France, ils sont sur messagerie. Je monte dans l’avion seul. Je cherche toujours personne. L’avion décolle et arrive à bon port. Je descends de l’avion et je crois que je suis devenu con car…j’ai cherché encore. Toujours ni appel, ni SMS. J’espère juste qu’il leur est rien arrivé.

Ce qui arriva va changer ma façon de voyager pour tout le reste de l’aventure

Je me demande ce que je fais dans cette ville. J’attends quelque heures, mais toujours pas de news. Alors à ce moment je décide de prendre mon destin en main. Je vais pour la premiere fois faire des demandes d’hébergement (gratuit) sur le site couchsurfing . Un thaïlandais qui à l’air d’être actif avec des avis positif m’accepte. Je me rends jusqu’a chez lui à l’aide des transport locaux. A ma surprise je trouve un espèce de pick-up transformé en bus local dans lequel on est au moins une vingtaine de personnes entassées. Pour le prix(quelque centimes), je chipote pas.

Transport locaux Thaïlande

Ensuite j’arrive chez Naran qui me donne RDV sur le parking d’un super marché. Il est me fais visité la ville, puis on va manger un bout. A ce moment, j’ai qu’une envie c’est dormir. Mais je fais un effort pour pas paraitre trop insociable. Mon hôte est vraiment cool.

Puis il m’annonce qu’il souhaite accueillir un autre voyageur avec qui je vais partager ma chambre. Un backpacker de Russie apparement.
Jusque la, je sais pas trop à quoi m’attendre et je me sens pas en position de dire ce que je veux ou pas.

Bref un voyageur arrive. Il s’appel Ivan. Il parle avec un accent très prononcé des pays de l’Est.

Naran me montre notre chambre. « vous allez dormir ici ». Et je vois une chambre vide, pas de canapé, pas de fauteuil. Sauf que moi j’avais à ce moment même pas de tapie de camping. Je taxe tout même un duvet pour ne pas dormir sur le carrelage.

Le matin Naran nous prépare un soupe local à base de légume et tofu. On passe du bon temps à rigoler dans son jardin et casser des noix de coco.


Quand enfin, mes amis de France m’appellent. Et me disent « on a raté notre avion gros, t’es ou la? ». Quand j’en viens à leur demander pourquoi je n’ai pas été prévenu. Je m’attendais à quelque chose de grave et j’ai le droit à « ben on avait plus de batterie ». A ce moment la, j’ai décidé de ne pas les rejoindre de continuer ma route.

Une superbe amitié est né avec Ivan de Russie avec qui je suis toujours en contact. On a passé plus de 10 jours à voyager ensemble et j’ai notamment appris une nouvelle manière de vivre (il voyage depuis 1an et 6 mois), de voyager notamment le stop et le camping sauvage.

Finalement on restera chez Naran 2 jours, à visiter la ville avec Ivan quand Naran bossait. Et passer du temps tous ensemble le soir venu. J e finis par laissé ma trace dans son salon. Si jamais vous passez par là, n’oubliez pas de penser à moi 🙂

Conclusion. J’avais de l’aversion à l’idée de me retrouver dans un endroit ou je n’avais pas forcément envie (car je passais du bon temps à Bangkok) d’aller juste pour être avec mes potes de France…Surtout m’être retrouvé seul comme un con à l’aéroport à les chercher partout.

Mais grâce aux fait qu’ils ne soient pas venu j’ai pu :

  • Me faire un ami avec qui j’ai passé des moments inoubliable. Qui m’a enseigné sa philosophie de vie et sa façon de voyager.
  • Vivre comme un local chez un Thaïlandais
  • Découvrir le couchsurfing
  • Et relativiser à chaque événement qui m’irrite en me répétant « il se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose mais que cette chose soit un bien, comme il se peut que vous aimiez une chose mais que cette chose vous soit néfaste. «

Alors voila le bilan de plus de 6 mois en Asie. Je dois avouer que je suis vraiment fière de la façon dont j’ai géré mon budget et je suis également fière d’avoir été un voyageur écolo .
Ecolo car selon mes statistiques le moyen de transport avec lequel j’ai fait le plus de kilomètres est l’autostop. Oui oui, encore plus que l’avion.

Alors les chiffres se présentent de cette façon :

  • 2658km en autostop (bleu clair sur la carte)
  • 2390 en bus (bleu nuit)
  • 2119km en avion (essentiellement des vols vraiment bon marché) (rouge sur la carte)
  • 992km en train (violet)
  • 689km en bateau (bleu océan)
  • 155km en voiture (j’y ai mis les petits trajet que je faisais avec des amis locaux rencontrés sur la route ou en couchsurfing. Les ayants connus en dehors du contexte de l’autostop). (gris)

Il est possible de suivre les moments ou j’ai pris tel ou tel transport sur la carte ci-dessous.


On peut remarquer que les voyages en stop sont plus court d’un point A à un point B, et m’ont fait faire beaucoup plus d’arrêt. Ce qui est plus enrichissant car je me suis retrouvé dans des endroits pommé et incognito au bataillon du guide du routard. J’ai pu découvrir des campagnes dépourvu de touriste et ou la culture locale était plus marqué encore. De plus les gens sont sont souvent plus accueillant quand vous êtes seul que quand vous êtes dans une grande ville. Sans compter toute les rencontres intéressantes que j’ai pu faire, et les verres, les délires…

Tracteur Stop Autostop

Et pourtant, je n’avais jamais essayé ce mode de voyage avant de partir en Asie.

Concernant le bus, j’ai trouvé cela relativement bon marché en Asie même si je recommanderai les trains ou l’on se sent plus libre de mouvement un fois dedans.
Quand à l’avion, ca reste parfois une bonne alternative comme la fois ou j’ai du quitter sur un coup de tête le Vietnam pour rejoindre la Malaisie car mon visa arrivait à expiration.

Pour finir mon voyage, je finirai par m’envoler de Bangkok à Istanbul…la ou je resterai 3 mois en Turquie.

Voila, c’est que le début de mon voyage, mais je ressens déjà les émotions qui annonce la couleur. Alors si tu ressens aussi cela lors de ton futur voyage, crois en mon expérience, c’est bon signe 🙂

On est en janvier, j’ai chaud

Dans l’avion j’avais un pull, à peine j’ai mis les pied à Bangkok qu’il a fini à la poubelle. En France, au moment de mon départ, les températures étaient négatives.

On se balade sur Bangkok

La vie est pas cher pour un européen

Bon je suis à peine arrivé dans ma guesthouse que j’avais faim. Je me suis donc pris un pad thai et un ice coffee. Ca m’a couté 2euros. A ce prix la, il y a quelqu’un qui cuisine pour moi alors qu’en France j’avais même pas un sandwich triangle à la mayonnaise.

Avec Redha, mon premier amis de Thailand, on test les spécialités locales

3. Mon sac est trop lourd

Pourtant tous les backpackers m’avaient prévenu. Mais bon avec un sac à dos de 14 kilos pour un voyage à durée indéterminé je pensais pas être dans l’excès. J’ai littéralement distribué des vêtements que je jugeais pas indispensable aux locaux et nouveaux potes.

4. Je ne suis pas seul au monde

Dans ma petite zone de comfort, j’avais l’air d’un OVNI en plaquant mon CDI en disant ciao à ma famille, mes amis et mon pays pour au final quelque chose que j’ignorais. En effet, j’avais ni plan, ni programme, ni ami qui m’attendent.

5. Il est beaucoup plus facile de se faire des amis en voyage

Franchement tu peux facilement parler à tous le monde, surtout dans ta guesthouse. Et pourtant j’étais seul, je me considère pas beaucoup plus sociable que les autres.

Il parait que je voyage seul…Il parait

6. Pourquoi j’ai pas fait ça avant, bordel c’est génial !

Celle la, c’est la meilleure sensation que je te souhaite. Tu es totalement dépaysé dans ce voyage qu’est pour moi en quelque sorte, l’école de la vie. Tu te dis « au final, c’est pas si dure, de quoi avais-je peur. ».

7. Tu sens que tu vas devoir apprendre l’anglais pour rendre ton voyage plus intéressant

J’étais vraiment faible en anglais et un des objectifs du voyage était de progresser. Au départ je me rapprochais naturellement plus des français. Mais ensuite, je sentais que je passais à coté de quelque chose. Je me suis mis à réviser à fond sur l’application smartphone Mosalingua et à tenter de pratiquer en parallèle. A un moment, il m’arrivait même « d’éviter » volontairement les français pour pratiquer l’anglais. Et aujourd’hui je peux dire avec fierté que j’ai un niveau plutôt potable. Et j’ai même déjà lu mon premier livre dans cette langue.

8. Il faut absolument que je fasse durer mon budget pour rester ici le plus longtemps possible

Ca aussi, c’est vraiment un des signes du bien être. J’ai commencé à me poser cette question quand j’ai vu des gens qui voyageait depuis plus d’un an avec un petit budget.

9. Quand on me demande mon programme du jour et que je te réponds

Aujourd’hui, euh, j’ai prévu de m’amuser, visiter des lieux super cool et prendre du plaisir 🙂

Programme du jour. Just have fun 😉

10. Quand tu as de la gratitude pour la vie que tu mènes

Et dire qu’il y a une semaine j’étais au bureau et qu’une cliente me parlait comme un chien. Je calmais mes nerfs en regardant un documentaire voyage à l’autre bout de la planète. J’attendais avec impatience le week-end qui avait l’air de ne durer que quelque heures. Je fantasmais à l’idée de prendre un aller sans retour à l’autre bout de la planète, mais je pensais que c’était que dans les films que c’était possible.

Arrivé dans la Guesthouse

Salut les humains. J’ai passé 18 heures de transport pour enfin arriver à Bangkok. Et je peux te dire qu’appart parler à mon voisin de sa vie en campagne avec sa copine thaïlandaise. J’ai eu le temps de réviser mon guide de voyage tellement j’étais stressé d’arriver sans aucune programmation.

Et je crois que j’ai tellement paniqué que j’ai l’impression de connaître la ville sans y avoir mis les pieds tellement j’ai vu et revu la carte dans l’avion haha.

Du coup je m’oriente comme par miracle assez facilement en demandant à droite à gauche, ce qui m’évite de prendre le taxi et user des transports publics qui sont très bon marché. D’ailleurs je trouve qu’un des meilleurs moyens de connaître une ville est d’utiliser ses transports. Ca permet de voir du monde, faire des économies, et je trouve que c’est plus « aventureux ».

Pas le temps de niaiser, Bangkok m’attend

Il doit à peine être 14h, je n’ai pas dormi, je ne ressens pas la fatigue. Mes affaires sont dans ma chambre, je viens de manger. Je suis tout excité de découvrir la ville et de parler aux autres voyageurs. Je fais le tour de la guesthouse, je vois des gens voyageurs aussi bien du Chili que des marseilles, aussi bien des hippies que ingénieurs..

Chao Praya river – Juste en sortant de m guesthouse

Aux alentour de la Guesthouse

Un sensation agréable m’envahi… La liberté. Mon programme du jour c’est prendre du plaisir, visiter des lieux sympas, partager des expériences avec des locaux, des voyageurs. Je suis juste heureux. Ce n’est que le premier jour mais je ne regrette pas tous les choix que j’ai du faire pour cette nouvelle vie.

Aujourd’hui, je visiterai quelques célèbres temples thaïlandais, je vagabonderais un peu dans la ville afin de la découvrir. Avec un peu de chance, je rencontrerai des amis.

Enfin, nous sommes le jour du départ.

Adieu mon pays…Bonjour la Thailand

Alors voilà, c’est mon 1er voyage solo et je n’ai rien prévu si ce n’est que j’ai juste réservé ma 1ère nuit dans une guesthouse (et comme j’ai réservé sur Facebook, sans même un acompte, je ne sais pas trop à quoi m’attendre).

Je n’ai pas de plan et je n’ai jamais été un baroudeur dans une autre vie et je ne sais même pas lire un plan, mais il parait qu’un bon voyageur n’a ni plan fixe, ni destination, ça tombe vraiment bien…à ce moment ca me rassure pas du tout. Et comment le serais-je. J’ai dit adieu à mon boulot, à ma famille, mes amis et je n’ai même pas de billet retour. Vais-je revenir dans une semaine. Un mois. Un an ?

Pourquoi la Thailand

Le jour ou j’ai décidé de partir, c’était le billet le moins cher en départ de ma zone vers l’Asie.
En plus, il y avait un coté « rassurant » pour une première destination. Beaucoup de backpacker passe par la. Ca ne peut être un mauvaise choix pour commencer.

De chez moi à l’avion

Le matin arrive, je n’ai pas dormi de la nuit, et j’ai une espèce de boule au ventre. Il m’arrive de me dire « Pourquoi j’ai fait ça. Elle était pas si mal que ça ma routine ». Je sais juste que je pense ça car je sors de ma zone de confort. Mais dans quelques heures, ca ne sera plus qu’un mauvais souvenir, il faut passer se cap.

Mon père me dit « mais elle ou ta valise. Tu n’as qu’un sac. Mais tu vas faire comment. ».
C’est un matin de janvier, le 14 janvier 2016, il fait nuit, il fait froid et il pleut…Et moi je me casse de la. Je n’ose pas prendre un menteau malgré le froid car je connais la météo de la ou je vais…33° Je prend un simple vieux pull dans armoire qui finira à la poubelle à l’instant ou je pose les pieds à Bangkok.
J’habite Lille et je pars de Bruxelles. J’ai organisé un blablacar, le voyage à déjà commencé.

Dans l’avion

Mais comment vais-je me débrouiller une fois arrivé. Je suis tellement impatient d’arriver mais en même j’aimerai que ce vole dure plus longtemps. J’arrive pas à dormir. J’ai du lire tout le guide de voyage en ma possession. Je sympathise avec la personne à coté de moi. Mon premier « ami ». Lui part vivre chez sa petite amie thaïlandaise…un classique.

Moi je reste bloqué dans le « comment je vais me débrouiller dans cette jungle urbaine. Comment je vais pouvoir faire durer mon budget vacance le plus longtemps possible. »

Arrivé à Bangkok

J’en vois des dizaines de voyageurs comme moi, seul, ayant fait le choix de quitter leur routine.
Comme prévu je me renseigne sur comment aller dans le quartier ou se situe ma guesthouse.
On me recommande un train qui va au centre et coute à peine 1€

Puis je me renseigne auprès de l’office de tourisme sur le coût du trajet approximatif entre la dernière station et mon auberge. Elle me répond que ca ne doit pas dépasser les 4 €. Bon maintenant que j’ai mon échelle, je vais essayer de pas me faire fister par le 1er chauffeur de taxi venu.

Je lève mon pouce…Le taxi s’arrêtent rien qu’à ma gueule, sac de rando + chapeau de paille, le cliché type du bon pigeon. Le premier me demande 500 BATHS (13€).

Bon je le zappe vite fait…j’arrête un tuk-tuk (à essayer absolument), et je lui dit clairement, « mec tu me déposes là, par contre, j’ai que ça. », il me répond d’un « WHAAAT », l’air surpris, il fait mine de réfléchir. Pour moi c’est pas les Tuk-tuk qui manquent. Il accepte et me dépose.

J’arrive dans l’auberge Flapping Duck (Dont le propriétaire est ladyboy évidement). Flapping Duck Guesthouse que vous pouvez contacter sur Facebook.

Et la le choc. Un magnifique havre de paix, en plus dans le centre. Coût de la nuit 200 bath (soit à peine 5€50). Je pouvais pas trouver mieux. Je pousse la porte, je tombe sur Redha, jeune voyageur plein d’ambition. Je rencontre quelques hippies aussi en voyage depuis 6 mois. Un choc, et de suite je sais que j’ai fait deux erreurs :

Celle de pas avoir voyagé de cette manière plus tôt.
Celle de pas avoir pris un sac à dos plus léger (franchement içi on a besoin du minimum).


La chambre est toute petite, mais le lobby, les gens sont géniaux. Exactement ce dont j’avais besoin.

Je m’installe, je fais rapidement connaissance avec les gens. Je prends une bonne douche froide. Je lave les vêtement que j’ai sur moi (faut rien laisser trainer quand on est en sac à dos).

Je vais déguster un bon plat thai, de la haute gastronomie qui coûte trois fois rien.

Street food of Bangkok

Je suis prêt, je suis refais. Pas envie de faire une sieste. La ferveur de la ville m’enivre.

Le Vendredi 15 Janvier 2015