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Les exploits du Chevalier Bayard, sans peur et sans reproche

Il se dit « sans peur et sans reproche ». le chevalier Bayard (1476 – 1524). N’importe qui d’autre affirmerait ce genre d’ânerie passerait pour un mauvais vantard, mais quand c’est le chevalier Bayard qui le dit, ça va, ça passe. Il faut dire qu’il incarne à lui seul l’idéal de la chevalerie médiévale: bravoure, courage, piété et tutti quanti .

Mais qui était réellement cet homme? Retour sur les exploits d’un Chevalier qui marqua l’imaginaire français pour les siècle à venir.

On ne peut parler du Chevalier Bayard sans évoquer les guerres d’Italie durant lesquelles il fut lieutenant général des armées de François Ier. Et le bougre s’acquitte plutôt bien de sa mission, enchaînant les victoires qui permirent à François Ier de conclure deux traités d’une importance majeure pour le Royaume de France:

Le premier est le traité de Fribourg. plus communément appelé le « traité de paix perpétuelle », est signé avec les Suisses en 1516 (à l’issue de la fameuse bataille de Marignan de 1515 – bizarrement, une des dates les plus connues des écoliers français!). Les Suisses font notamment la promesse de plus jamais combattre ou être recrutés contre la France. Une promesse qu’ils ont tenu durant plus de 5 siècles, à l’origine de la fameuse neutralité suisse.

Le second est signé avec le Pape Léon X en 1516: il s’agit du Concordat de Bologne. Pour la première fois dans l’Histoire de France, le Pape reconnaît au souverain français un pouvoir sur l’Eglise au sein de son territoire. Il faut dire que l’armée alignée par François Ier l’année précédente contre les Suisses est tellement impressionnante que le Pape préfère se le mettre dans la poche…

Le chevalier Bayard était donc le bras armé de François Ier dont les actions militaires permirent à la France de rayonner en Europe. Bon, OK. Mais c’est tout?

Car bien avant les guerres d’Italie, la notoriété du Chevalier Bayard était déjà fortement établie et remonte au fameux épisode du pont de Garigliano, en 1503. Les armées françaises et espagnoles se font face, séparées par le Garigliano, un petit fleuve situé à quelques dizaines de kilomètres de Naples. Le 29 décembre 1503, les Français, affaiblis et malades, sont en très mauvaise posture et prennent la décision de se replier, prenant soin de mettre le feu au pont enjambant le fleuve. Les Espagnols qui voient leurs proies s’échapper sont tout excités et, bien sûr, partent à la poursuite de leurs ennemis.
Les Français ont un peu d’avance mais, très vite, se font rattraper par la cavalerie espagnole. Est-ce la fin? Non! Car le chevalier Bayard veille au grain!
Avant de se faire rattraper, l’armée française parvient à franchir un pont étroit et Bayard décide de couvrir la retraite de ses troupes en restant seul sur le pont. Le terrain est à son avantage. Tels les 300 Spartiates aux Thermopyles (mais tout seul!), l’ennemi est obligé d’avancer en colonne sur le pont et Bayard les défait un à un.
Bon, en réalité, cet « exploit » n’a pas servi à grand chose… Le reste de l’armée espagnole arrive en renforts, rattrape les troupes françaises et remporte la victoire…

#Epicness (Bayard sur le pont du Garigliano. par Henri Félix Emmanuel Philippoteaux, 1840)

Il n’empêche, par son inutile exploit, Bayard réussit à faire oublier cette cinglante défaite et rentre dans la légende! Il mourra 20 ans plus tard, l’arme à la main, dans une bataille contre le Milanais. On ne se refait pas…

ZOOM SUR… Pourquoi la bataille de Marignan est-elle si célèbre?
Ah, La bataille de Marignan! 15 septembre 1515. 35 mille fantassins et 2500 cavaliers français font face à à peine 22 mille Suisses. A l’issue d’un combat de deux jours, ce sont les Français qui, sans surprise sortent vainqueurs. Étonnamment, cette bataille de Marignan est très célèbre. Pourtant, ce ne fut pas, et de loin, la plus épique ni la plus stratégique de l’Histoire de France!
En réalité, c’est François Ier en personne qui a manĹ“uvré pour auréoler son nom de gloire et de prestige… A l’issue du combat, on raconte qu’il se serait agenouillé devant le Chevalier Bayard, alors lieutenant général de ses armées, pour se faire adouber.
Par ce geste symbolique fort, le roi, tout juste arrivé sur le trône du haut de ses 21 ans, veut se donner l’image d’un monarque combatif, toujours prêt à dégainer son épée sur le champ de bataille.
Et l’opération de comm’ fonctionne plutôt bien, puisqu’on en parle encore aujourd’hui!

Une première version de cet article a été publiée en avril 2012

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